Installer des structure réservoir sous la chaussée pour stocker les eaux de pluie

Les chaussées à structure réservoir permettent de recueillir, stocker et restituer à faible débit les eaux de pluie des voiries et des toitures, participant à réduire le ruissellement. Elles peuvent être couplées à un revêtement perméable ou étanche.


Enjeux d'adaptation

Réduire le ruissellement et favoriser le traitement des polluants

En agglomération, l'imperméabilisation des sols augmente les risques d’inondation par ruissellement lors des fortes pluies.

Les chaussées à structures réservoirs constituent une solution intéressante face à ce phénomène, en stockant temporairement les eaux pluviales. Elles permettent ainsi de limiter le ruissellement et l’engorgement des réseaux d’assainissement, tout en participant à la décantation des matières en suspension, ce qui limite l'apport brutal de polluants dans les stations d'épuration.
Points forts

Une solution simple pouvant être combinée à d’autres


  • Limitation de l’emprise foncière
  • Peut être couplée à des revêtements perméables
  • Dépollution 
Chaussée à structure réservoir à Saint-Denis – © Agence Parisienne du Climat
Module creux en béton constituant le réservoir sous la chaussée (HYDROCYL) – © Alkern
Description de la solution
Domaine d'application : Espace Public

Sommaire



Quels sont les enjeux de la gestion des eaux pluviales en ville ?

Selon Météo-France, une France à +4°C est envisagée à l'horizon 2100. Pour ce niveau de réchauffement, les précipitations maximales quotidiennes annuelles, c’est-à-dire le cumul de précipitations mesuré sur 24 h le plus élevé au cours d’une année, augmentent de 15 % en moyenne et jusqu’à 20 % dans la moitié nord du pays.


D'après le Plan Climat-Air-Énergie Métropolitain (p. 26), à l'échelle de la Métropole du Grand Paris, le changement climatique devrait entrainer :

  • Une augmentation des volumes de précipitations, de +9 % d’ici à 2030, +9,7 % d’ici à 2050 et +10,3 % d’ici à 2100 (en mm/j) ;
  • Une augmentation du nombre de jours de fortes pluies (20-50 mm/j) de +20 à +40% à horizon 2050.
En parallèle, les milieux urbains, et en particulier les voiries, présentent un taux élevé d’imperméabilisation, ce qui favorise le ruissellement des eaux pluviales au détriment de leur infiltration naturelle. En temps de pluie, cela se traduit par une augmentation du risque d’inondation par ruissellement, une surcharge des réseaux d’assainissement, ainsi qu’une pollution des milieux récepteurs aggravée par l'arrivée concentrée des polluants et par lessivage.

Dans ce contexte, il est essentiel d’adapter les milieux urbains à ces risques, notamment les voiries. À cet effet, plusieurs enjeux peuvent être ciblés :


pour en savoir plus, retrouvez nos fiches solutions AdaptaVille liées aux revêtements



Qu’est-ce qu’une chaussée à structure réservoir ?

Une chaussée à structure réservoir est un ouvrage de stockage temporaire des eaux pluviales intégré à la structure de la chaussée, sous la surface de roulement. Elle est composée d’un volume de stockage destiné à recueillir puis restituer ou infiltrer les eaux de pluie.

Il existe actuellement deux familles de solutions :

  • Les modules creux en béton (voir illustration plus haut) ou les matériaux granulaires à forte porosité, qui sont des éléments préfabriqués ou non, et qui occupent le volume de stockage interne au sein de la chaussée. Ils sont intéressant notamment dans les espaces contraints ou biscornus, qui nécessitent des besoins de portance pour une faible épaisseur disponible, et lorsque de nombreux réseaux se trouvent en sous-sol ;
  • Les structures alvéolaires de rétention des eaux pluviales, dites SAUL (Structure Alvéolaire Ultra Légères), caractérisées par un indice de vide très élevé (rapport entre le volume des vides et le volume total) et qui constituent elles-mêmes le réservoir sous la chaussée.
Structures alvéolaires formant le volume réservoir – © Permavoid

À quoi sert une chaussée à structure réservoir ?


Ce volume poreux permet de stocker temporairement les eaux de pluie, sans impact foncier supplémentaire. Il permet également de restituer cette eau à un débit suffisamment faible pour être absorbé soit :

  • Par le réseau d’assainissement via un collecteur ;
  • Par infiltration dans le sol ;
  • Par un dispositif de traitement indépendant du réseau.

Ce stockage temporaire des eaux pluviales présente plusieurs avantages pour la gestion urbaine de l’eau :

  • En retenant l’eau et en la restituant progressivement, il limite les débits de pointe envoyés vers le réseau d’assainissement, participant ainsi à son désengorgement et à la réduction des risques de débordement et d’inondation ;
  • Le ralentissement de l’écoulement favorise la décantation et la filtration naturelle des polluants, ce qui a pour effet de diminuer la pollution rejetée vers le milieu naturel ;
  • L’utilisation du foncier est optimisée et réduite, ce qui est souvent une contrainte ou un frein dans les projets de gestion des eaux pluviales ;
  • Ce dispositif peut participer à la recharge des nappes phréatiques (si l’eau stockée peut s’infiltrer) et contribuer à la préservation du cycle naturel de l’eau.

Comment est constituée une chaussée à structure réservoir ?

La couche de stockage


Cette couche de stockage se constitue souvent de graves non traitées poreuses :

  • La grave est un granulat composé d’un mélange de matériaux granulaires inertes, comprenant du sable et des gravillons ;
  • Non traité signifie que la grave n’est pas stabilisée par des liants ajoutés, tels que le ciment ou le bitume, mais uniquement de granulats naturels ou recyclés (issus de béton concassé par exemple) ;
  • Son taux de porosité utile, c’est-à-dire le rapport entre le volume d’eau qu’elle peut contenir en état de saturation puis libérer sous l’effet d’un drainage complet, et son volume total, est de 30 à 40 %.

En pratique, une couche de stockage est efficace si sa porosité utile supérieure à 15 %. Ainsi, d’autres matériaux, dont la porosité utile est proche de ce seuil, peuvent également être déployés (graves bitume poreux, béton ciment poreux).
 
D’autres matériaux alternatifs comme les modules creux en béton peuvent également être déployés. Ces derniers ne sont pas poreux, mais leur géométrie leur permet d’absorber, stocker et restituer l’eau sans risque de colmatage. L’indice de vide est de l’ordre de 60 %.

Les structures alvéolaires représentent également une solution, où la structure constituent elle-même le volume de stockage. L'indice de vide avoisine les 95 %.


Le chemin de l’eau


Différentes modalités d’entrée de l’eau et d’évacuation de l’eau sont possibles :

Pour l’entrée d’eau :

  • Soit directement à travers la chaussée, si le revêtement est poreux et perméable ;
  • Soit localisée au niveau d’une bouche d’égout ou d’un regard comportant un ou des filtres, si le revêtement est étanche.
Pour l’évacuation de l’eau :

  • Soit répartie dans le sol, si l’eau s’y infiltre directement ;
  • Soit localisée vers un exutoire, via un drain relié au réseau ou à un dispositif de traitement, si l’eau ne peut pas s’infiltrer dans le sol.

Chacune des deux modalités d’entrée peut être associée à chacune des deux modalités d’évacuation, et inversement, représentant ainsi quatre combinaisons techniques possibles.


Schéma d'une chaussée à structure réservoir alimentée par un revêtement perméable (à gauche) ou par une bouche d'égout (à droite) – © Adopta
Les chaussées réservoir sont notamment utiles lorsqu'il n'est pas possible de gérer les eaux pluviales avec des dispositifs végétalisés.

Il existe plusieurs types de chaussées adaptées à une structure réservoir. Les plus adaptées sont celles soumises à un trafic faible, où les charges et contraintes mécaniques à supporter sont limitées, permettant d’assurer une gestion intégrée des eaux pluviales :

  • Les voies urbaines, où les surfaces imperméables sont nombreuses. Le trafic, faible à moyen, permet une bonne résistance aux contraintes mécaniques ;
  • Les parkings (publics, privés, zones commerciales), très adaptés avec un trafic généralement faible. Les faibles contraintes mécaniques permettent le couplage avec un revêtement poreux, par exemple en bétons drainants ou avec des dalles alvéolaires pour infiltrer l’eau directement dans la structure réservoir.
  • Les espaces piétonniers et pistes cyclables, qui sont des surfaces à très faibles charges. La structure réservoir peut être associée à une résine drainante ou à des pavés drainants permettant d’infiltrer les eaux pluviales ;
  • Les terrains de sport (et autres zones à usage occasionnel), qui peuvent intégrer une gestion des eaux pluviales sans impacter leur usage principal.

D’une manière générale, l’intérêt de ces démarches est d’intégrer la gestion des eaux pluviales au paysage urbain. Cette approche s’appuie sur la désimperméabilisation de la ville et l’infiltration de l’eau le plus possible à la source. Lorsque cela est possible, le ruissellement de l’eau vers des espaces végétalisés est à privilégier.


À l’inverse, les routes et autoroutes sont en pratique peu adaptées à accueillir une structure réservoir, car le trafic est intense et les charges mécaniques lourdes. Leur conception est alors très spécifique et nécessite des études poussées.


Comment dimensionner une chaussée à structure réservoir ?

La chaussée à structure réservoir est avant tout une chaussée, à laquelle est attribuée une fonction hydraulique, en modifiant sa structure. Ainsi, c’est sa résistance mécanique qui prévaut sur son dimensionnement hydraulique.

En simplifiant, la détermination du volume d’eau à gérer dans la chaussée découle de trois contraintes principales :

  • La porosité utile des matériaux de remplissage choisis, ou le taux de vide si ces matériaux ne sont pas poreux ;
  • Les surfaces imperméables dont les eaux sont reprises (chaussées, trottoirs, parkings, possiblement toitures) ;
  • La vidange de la structure réservoir (selon la surface d’infiltration, la période de retour de la pluie, la perméabilité du sol, le temps de vidange imposé).

Si le volume n’est pas suffisant pour stocker l’eau, il faut alors créer un autre exutoire via un trop-plein de sécurité pour gérer les eaux excédentaires, ou augmenter l’épaisseur de la couche réservoir pour augmenter le volume, ou encore ajouter un volume supplémentaire.

En outre, un système de vidange de la structure réservoir vers l’exutoire principal prédéfini doit être prévu.


Comment la mettre en œuvre ?

Certains points concernant la mise en œuvre peuvent être soulignés :
 
  • L’utilisation de cette structure doit être étudiée dès les premières phases du projet d’aménagement, en prenant en compte le bâti existant, les réseaux enterrés et le contexte d’implantation ;
  • Le contrôle de la granulométrie et de l’indice de vide du matériau porteur est essentiel. Il faut également vérifier l’absence d’éléments fins qui pourraient réduire l’infiltration au sein du réservoir ;
  • Dans le cas d’une surface de roulement étanche, la mise à l’air de la structure doit être effectuée, c’est-à-dire la création d’une ouverture ou d’un conduit qui permet à l’air de circuler dans la couche réservoir, afin d’éviter les pressions négatives pouvant endommager la structure et permettant la vidange.

Selon la taille du projet, les travaux peuvent durer plusieurs semaines. Les principales étapes de travaux consistent en :

  • L’excavation et le terrassement du terrain
  • L’installation du géotextile de séparation
  • L’installation de la structure réservoir (graves, modules de béton ou structure alvéolaires)
  • Pose des dispositifs d’admission des eaux si le revêtement est étanche
  • Mise en œuvre du revêtement de surface (perméable ou étanche)

Pour illustrer, le site internet du SYAGE (Syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des Eaux du bassin versant de l’Yerres) présente un suivi d’actualité des chantiers d’assainissement en cours et à venir sur son territoire, incluant descriptions, durées des travaux et coûts des différents projets.


Comment entretenir une structure à chaussée réservoir ?

Avec un revêtement imperméable et des exutoires, l’entretien habituel de la couche de roulement est suffisant :

  • Un curage régulier de l’ouvrage d’engouffrement est à prévoir, à adapter selon le contexte ;
  • Les filtres sont à laver lors du curage, et à remplacer si besoin.
Lorsque la solution est couplée à un revêtement poreux, il convient de l’entretenir afin qu’il le reste :

  • La couche de roulement doit être régulièrement nettoyée par un système de balayage aspiration, au moins une fois par an, après les chutes de feuilles en automne par exemple ;
  • En cas de colmatage léger, il est possible de procéder à un décolmatage mécanique.

Retours d'expérience

 
  • Une structure réservoir aménagée par le SYAGE à Montgeron


    En janvier 2026, nous avons pu nous entretenir avec Laura Chevalier, chargée d’opérations d’assainissement, et Bertrand Goulley, responsable du service travaux d’assainissement au Syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des Eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), au sujet des structures réservoir sous la chaussée. 

    Le SYAGE et les enjeux du bassin versant de l’Yerres 


    Le SYAGE est un syndicat des eaux qui intervient sur les enjeux liés à la gestion des eaux pluviales et à la prévention des inondations au niveau du bassin de l’Yerres, situé en Essonne. Ce territoire est confronté à des problématiques récurrentes de débordements de réseaux, de remontées de nappes et de crues de rivière

    Face à ces risques, le syndicat développe depuis plusieurs années différents projets de gestion des eaux à la source : création de bassins de stockage, désimperméabilisation d’espaces publics ou encore mise en œuvre de structures réservoirs sous voirie. 

    Création d’une structure réservoir sous la chaussée à Montgeron 


    Le projet réalisé à Montgeron, rue Saint-Hubert, s’inscrit pleinement dans cette volonté de gestion alternative des eaux pluviales. En bordure de la forêt de Sénart, cette rue se situe au cœur d’un secteur régulièrement touché par des inondations lors d’orages, comme celles survenues en 2017 et en 2019.  

    Les ouvrages existants sont dimensionnés pour gérer des pluies décennales (période de retour de 10 ans), et sont donc insuffisants face à l’intensification des épisodes pluvieux. Ainsi, une intervention en amont du bassin versant s’est révélée nécessaire pour retenir les eaux provenant de la forêt et limiter la surcharge des réseaux en aval. 

    Une solution technique combinant bassin SAUL et structure réservoir 


    Plusieurs études hydrauliques ont permis d’orienter le projet. Ce dernier repose sur la création d’un bassin de stockage de 480 m3 en structure alvéolaire ultra-légère (SAUL), complété par une structure réservoir de 546 m3 située sous un parking.  

    Structure réservoir en Hydrocyl (Alkern) - © SyAGE / EHTP
    Structure alvéolaire ultra légère (SAUL) © SyAGE / EHTP















    L’objectif principal est d’infiltrer au maximum les eaux de pluie dans le sol, avec une surverse dirigée vers le bassin en cas d’événement pluvieux dépassant la pluie décennale. La chaussée a été redimensionnée afin de faire ruisseler les eaux vers des pavés enherbés infiltrant. En parallèle, des avaloirs situés en amont permettent de capter les excédents en cas de forte pluie. A l’inverse d’autres projets menés ailleurs sur le territoire, aucun enrobé poreux n’a été utilisé, en raison de problèmes de résistance trop faible observés par le passé, notamment aux niveaux de points giratoires des véhicules. 

    La rue après travaux : piste cyclable, parking et chaussée - © SyAGE / EHTP

    Entretien et contraintes techniques rencontrées 


    Des difficultés techniques ont été rencontrées, liées à une nappe phréatique dont la hauteur était plus élevée que prévu, ce qui a nécessité un pompage important pour maintenir le chantier en activité. 
    Concernant l’entretien, le SYAGE assure le suivi du bassin SAUL, avec curage annuel des drains, tandis que la commune prend en charge l’entretien des surfaces (nettoyage des pavés, tonte des joints engazonnés). Une sonde a été installée pour suivre le comportement hydraulique de l’ouvrage, bien qu’aucun épisode de pluie décennale ne soit survenu depuis la mise en service en octobre 2025. 

    Coût du projet et aides financières 


    Le coût global du projet a été de 2,69 M€ HT. Le bassin en SAUL a été pris en charge par le SYAGE, tandis que la commune a financé les travaux liés à la voirie et l’enfouissement de réseaux aériens. 

    Une aide de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie a été obtenue. Les travaux ont débuté en janvier 2025 et se sont terminés en octobre 2025 pour la partie portée par le SYAGE, avec la contrainte de livrer le parking avant les fêtes de fin d’année, pour accueillir les forains du marché. 

    Freins et perspectives concernant la gestion alternative des eaux pluviales 


    Malgré le développement de ces aménagements alternatifs, le SYAGE souligne une réticence chez certains maîtres d’œuvre, par exemple lorsque les tests géotechniques indiquent une faible capacité d’infiltration des sols. Pourtant, l’absorption de l’eau est efficace dès les premiers centimètres de pluie, même si les tests de mesure présentent de mauvais résultats. D’après le syndicat, le principal enjeu réside donc dans la formation des acteurs et la coordination avec les concessionnaires de réseaux existants, particulièrement en milieu urbain dense. 
  • La rue Cool Ground du Village des athlètes à Saint-Denis


    Réaménagée en juin 2024, cette rue conjugue plusieurs solutions d’adaptation aux effets du changement climatique, en mettant notamment l’accent sur la gestion des eaux pluviales. Sa chaussée à structure réservoir permet de recueillir jusqu’à 400 m3 d’eau, et est couplée à un revêtement évapotranspirant en pavés coquillage, qui favorise le drainage.


Retours utilisateurs-rices

Co-bénéfices

Co-bénéfices environnementaux :

  • Réduction de la pollution des eaux pluviales

Co-bénéfices autres :

  • Limitation de flaques, de projections d’eau, d’aquaplanage
  • Désengorgement des réseaux d’assainissement et réduction des coûts d’investissement et d’entretien  
Coûts

Des coûts variables selon la taille du projet

Selon le volume du réservoir, le type de revêtement, l’ajout d’un regard, l’infiltration ou non de l’eau en sortie, le coût ne sera pas le même. En effet, il existe plusieurs combinaisons possibles concernant cette solution.

Toutefois, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse propose à titre indicatif des gammes de coûts des chaussées à structure réservoir :

  • Une structure réservoir avec enrobé classique imperméable et bouches d’injection représente environ 120 €/m2 ;
  • Une structure réservoir avec enrobés poreux, sans bouches d’injection, présente un coût d’environ 105 €/m2.
Les enrobés poreux sont en moyenne moins chers en investissement mais aussi en fonctionnement, car beaucoup de dispositifs hydrauliques sont supprimés (grilles d’avaloirs, bouches d’égout, ...). Les coûts dépendent donc du contexte : urbanisation à neuf, changement de la couche roulante uniquement, etc.

À titre indicatif, l’Agence indique que le prix d’une voirie classique (imperméable, sans dispositifs d’infiltration ou de stockage des eaux pluviales), avec uniquement la voirie, la borduration et l’enrobé, est de l’ordre de 115 €/m2.

Points d'attentions

Recommandation pour la mise en œuvre

Certaines spécificités de mises en œuvre sont à souligner selon le revêtement.

Pour les revêtements poreux :


  • Leur sensibilité au colmatage requiert une attention particulière, notamment concernant le contexte d’implantation de la voirie (secteur rural, entrées charretières) et les potentiels dépôts pouvant diminuer leur efficacité (terre, sable, rejet de laitance de béton) ;
  • Les zones d’accélération, de freinage et les tournants circulaires présentent des risques d’arrachage, ainsi il peut être préférable d’opter pour des revêtements imperméables plus résistants dans ces contextes.
Ces revêtements sont également déconseillés dans les zones à risque avéré de souillure (stations-service, garages automobiles, passage régulier d’engins agricoles…), et pour les projets au niveau de futures extensions avec passage d’engins lourds susceptibles de dégrader ou colmater l’enrobé poreux.

Pour les revêtements imperméables classiques :


  • Des regards de visites implantés régulièrement au niveau du drain longitudinal sont recommandés pour faciliter le contrôle périodique de ce dernier et d’éventuels curages ;
  • Ces regards doivent permettre la mise à l’air de la structure.

Mise en œuvre au niveau d’un parking

Les contraintes mécaniques liées aux manœuvres des véhicules dans un parking ne doivent pas être un frein pour déployer cette solution. En effet, les manœuvres restent douces et lentes, et n’entrainent pas de dégradation de l’aménagement, à l’inverse des ronds-points où les tournants sont pris plus rapidement. Ainsi, les dégradations dans les parkings sont souvent liées à une mauvaise mise en œuvre initiale plutôt qu’à une dégradation progressive relative aux manœuvres de stationnement des véhicules.

Prestataire(s)

  • Alkern

    Module creux en béton pour structure réservoir HYDROCYL

    • Dimension : 8x8 cm
    • Poids unitaire : 670 à 780 g
    • Poids/m3 : 1 tonne
    • Taux de vide : 60 % (stockage temporaire à hauteur de 600 L/m3)
    • Vitesse d’absorption des eaux : 1m/s
    • Résistance mécanique élevée

  • Permavoid

    Structure alvéolaire de stockage des eaux pluviales enterrée Permavoid MD

    • Polypropène 100 % recyclé
    • Taux de vide : 95 % (stockage temporaire à hauteur de 950 L/m3)
    • Dimension : 100 x 500 x 400 mm
    • Produit recyclable

  • Nidaplast

    Structure alvéolaire de stockage des eaux pluviales enterrée Nidaplast EP

    • Polypropylène 60 % recyclé
    • Taux de vide : 95 % (stockage temporaire à hauteur de 950 L/m3)
    • Dimension : 2400 x 1200 x 520 mm
    • Masse volumique : de 35 à 49 kg/m3 selon le produit

  • Groupe John Cockerill

    Structure alvéolaire de stockage des eaux pluviales enterrée GEOlight

    • PVC 100 % recyclé
    • Taux de vide : 95 % (stockage temporaire à hauteur de 950 L/m3)
    • Dimension : 2400 x 800 x 500 mm
    • Masse volumique : de 40 à 55 kg/m3 selon le produit
    • Produit recyclable

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